Septembre, mes débuts en tir commencent. Motivée, je suis assidue aux entrainements, ma seule collègue archère (et oui les femmes se font rares dans ce sport) me demande courant septembre si j’étais partante pour faire les 24H de Donges, j’accepte malgré mon ignorance du déroulement de cette manifestation. A partir de ce moment, on me dit c’est super, tu vas voir l’ambiance, la bonne humeur, on me vante ce « concours ». Petit à petit, j’en apprends un peu plus, notamment qu’il faut se déguiser, qu’il faut défiler sur une musique et surtout que chaque équipe doit avoir un archer sur le pas de tir durant 24 HEURES !

 

Samedi 25 février, 12 h 30, rendez-vous est pris pour le départ, en route pour Donges !!!!

 

14 h 15 (environ), arrivée sur le parking dans la joie et la bonne humeur. Nous prenons notre couchage, notre pique-nique et surtout notre matériel, donc chargés comme des petites mules, nous pénétrons dans le complexe sportif et les choses sérieuses commencent. Une vrai ruche en action, montage des arcs, bonjour aux amis archers, montage du « lit » de fortune, re-bonjour à d’autres, manger quand on a un petit moment, enfin pas pour tous car les Chasseurs sont bien installés avec leur « petit » saucisson !

 

Nous sommes accueillis par un rockeur et Rabbi Jacob, ils nous souhaitent la bienvenue et lancent les « hostilités », à 15 heures, les 24H de Donges sont officiellement lancées. Sur le pas de tir, des Pirates (à profusion), des génies, des p’tits vieux, des insectes, des paysans… se lancent dans la bataille. Les volées se succèdent au rythme de la sono menée de main de maître par une danseuse étoile, un peu poilue à mon goût ! Toutes les 10 volées, un jeu avec cadeau à la clé… pour les gagnants ou les perdants au choix des organisateurs. Un fil rouge se tient en parallèle, vu mes super performances, je ne m’y frotte pas !

 

La fatigue s’invite à la partie et les volées deviennent plus difficiles. Le peu (2 heures et demi) de sommeil acquit n’aide pas à améliorer les choses, ni le café du matin servi par des clowns fatigués. Sur le pas de tir le silence se fait entendre (ça fait du bien) même la sono est en sourdine, les esprits sont endormis. Pour réveiller un peu ce petit monde, le défilé commence, seulement ce n’est pas un simple défilé, certaines équipes ont monté un petit scénario, bruit de canon pour les pirates, course poursuite pour Mario et sa bande…

 

La fin approche, 1 heure avant l’épilogue, les organisateurs (le rockeur s’est transformé en moine !) réveillent tout le monde et la dernière volée est du n’importe quoi !!!

 

15 heures, dimanche 26 février, les 24H de Donges sont clôturées, place au « tir de la mort » (si, si, les flèches sont mortes pour beaucoup). Pas mal d’archers s’y essayent, peu de flèches en ressortent indemnes. Pour finir, nous ne mettons pas longtemps à plier « bagages », nous sommes pressés de rentrer au bercail pour un repos bien mérité.

 

Mon ressenti arrive 3 semaines après, j’ai « kiffé » grave, je signe tout de suite pour l’année prochaine mais avec un rendez-vous chez l’ostéopathe pris auparavant car « trop de Tir à l’Arc tue l’Epaule ».

 

Stéphania